12 et 13 mai 2023
la théorie et la pratique : une conférence le vendredi, un parcours ( 5 km) le samedi - découvrez le patrimoine naturel de Montdidier !
12 et 13 mai 2023
la théorie et la pratique : une conférence le vendredi, un parcours ( 5 km) le samedi - découvrez le patrimoine naturel de Montdidier !
conférence le samedi 25 mars 2023, 15h,
salle des fêtes de Montdidier
1950-1970 – Histoire des inventions de Jean Gardin
Dans les années d’après-guerre, de gros industriels et financiers tentent d’implanter des usines pour moderniser et même supplanter l’activité de certains secteurs artisanaux
comme la boulangerie ou la photographie d’amateur.
Jean Gardin, artisan photographe à Saint-Just-en-Chaussée, voyant le danger pour l’avenir
de son entreprise, entreprend de fabriquer un concept répondant aux nouvelles normes, à
la portée financière des artisans.
Le Studio Mansard, établi successivement à Moreuil et Montdidier, fut équipé des
inventions de Jean Gardin pour le tirage des photos d’amateur en “Grande-Copie” avant
même la fabrication industrielle de ses créations. (Mme Marie-Thérèse Mansard est la fille de
Jean Gardin).
La conférence évoque l’historique d’une épopée, qui permit aux artisans de proximité, en
France et à l’étranger, de préserver leurs services personnalisés aux clients amateurs de
photographies, coupant ainsi l’herbe sous le pied des industriels désirant absorber ce
marché à leurs seuls profits.
dimanche 12 mars 2023
Parcours « Sur les traces des congrégations religieuses de Montdidier du Xe au XXe siècle »
prochaine conférence le 25 mars :

samedi 11 février, 14h, salle des fêtes de Montdidier
NOS CATHÉDRALES GOTHIQUES
Quelle était la part de chacun des hommes de métiers, au temps médiéval, dans une telle entreprise à long terme ?
Tels seront les points abordés lors de cet exposé au cours duquel seront présentés les sites de Noyon, Laon, Amiens,Senlis mais aussi les cathédrales de Sens et Bourges.
Michel Gahon
prochaine conférence le 25 mars :
conférence le 19 novembre 2022
Les tisserands du pays du Santerre au XVIIIe siècle
Ainsi, on peut dire que pendant près d'un siècle, les habitants du Santerre ont habillé le royaume de France, et même davantage puisqu'une partie de la production était exportée jusqu'en Nouvelle-France, au Canada.
À Moreuil, à Hangest, à Rosières, un peu partout dans le plat pays, de longues heures durant, les hommes actionnaient d'imposants métiers à tisser dans leurs ateliers, métiers fabriqués par les serruriers locaux.
De leur côté, les femmes filaient inlassablement la laine sur le rouet, à domicile ou dans les manufactures dont la plus ancienne et la plus dynamique aux environs de Montdidier fut sans conteste celle des frères Sénart, au Plessier-Rozainvillers.
Artisans l'hiver, paysans à la belle saison, les badestamiers du Santerre se trouvaient au contact des manufacturiers flamands dont ils dépendaient pour la laine, et des colporteurs normands qui acheminaient les aiguilles en fer de leurs métiers à tisser.
Reste à découvrir cette population aussi attachante qu’oubliée et dont, pour beaucoup, nous sommes les héritiers.
Hervé Bennezon
EXPOSITION - 14-25 novembre 2022
Hôtel de Ville de Montdidier
L’association MÉMOIRE DU SANTERRE propose aux communes et aux établissements
scolaires l’exposition « DE L’ÉCOLIER AU TRAVAILLEUR ».
C’étaient les années 50, au sortir de la guerre, dans un environnent où la vie était encore
bien rude, les destructions encore bien visibles, mais où les usines se relevaient et donnaient
du travail à qui était courageux et en bonne santé !
L’association a recueilli les souvenirs de ceux qui commençaient à travailler à 14 ans. C’était
urgent ! Ils ont autour de 80 ans aujourd’hui ! Mais ils se souviennent de ce moment bien
précis où ils ont abandonné le cartable, un soir, et sont entrés au travail le lendemain, pour
certains d’entre eux.
Neuf histoires personnelles seront exposées et illustrées, et quelques panneaux décriront
l’environnement de ces histoires.
Un livre, reprenant les panneaux de l’exposition et leurs illustrations sera proposé. Destiné à un large public, il a été conçu pour intéresser particulièrement les jeunes des écoles et
collèges, grâce à ses illustrations. C’est un parfait complément à la visite de l’exposition, un support pérenne pour fixer le souvenir de la génération des grands-parents de la jeunesse actuelle, pour comprendre son histoire, ses valeurs, son identité.
Et, le 19 novembre, conférence :
vendredi 21 octobre, 20h
conférence de Olivier de Baynast
THÉRÈSE D’HINNISDALrebâtisseuse du château de Tilloloy et amie des artistes
À quelques kilomètres de Montdidier, non loin de Roye, se dresse le grandiose château de Tilloloy dont on imagine avec peine qu’il ait été totalement détruit pendant la Première Guerre mondiale.Le miracle de sa reconstruction est dû à Thérèse d’Hinnisdal (1878-1959), infatigable rebâtisseuse d’une propriété sans égal dans la région, avec son architecte Albert Montant. Comment ne pas baisser les bras devant l’ampleur d’une telle tâche ?
Sans doute la très originale et indépendante dernière fille du nom d’une illustre famille originaire de Westphalie, établie en France vers le milieu du XVIIe siècle, ne voulait-elle pas que disparaisse définitivement ces murs qui avaient accueilli Louis XIV du 2 au 3 juin 1678.
Par son engagement elle nous permet ainsi, aujourd’hui encore, de méditer dans un château fidèlement entretenu par sa nièce la marquise d’Andigné, sur le temps qui passe et les figures de personnalités qui ont connu et vécu à Tilloloy : le poète Blaise Cendrars inspiré pour l’écriture de L’homme foudroyé et de La main coupée alors qu’il participait au combat de l’offensive de 1915, Jean Cocteau et son ami Jean Marais en garnison à Roye, son cousin Raymond de Nicolay un des plus grands experts du beau mobilier français et lui-même pieux et actif gardien d’un autre grand domaine que la Picardie doit à sa famille, Regnière-Écluse, et tant d’autres.
Oui Thérèse d’Hinnisdal mérite bien que l’on évoque sa vie passionnante et sa mémoire, avec reconnaissance.