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jeudi 2 mai 2019

ÉGLISES DE LA RECONSTRUCTION : vitrail, mosaïque et fresque

vendredi 10 mai 2019 :

Conférence :
L’ICONOGRAPHIE
(vitrail, mosaïque et fresque)
DANS LES ÉGLISES DE LARECONSTRUCTION EN PICARDIE
par Pascale Touzet


L’exposé se propose de faire une sorte d’état des lieux partiel du décor mis en œuvre dans les églises de la Première Reconstruction, essentiellement dans la Somme, par les nombreux artistes qui furent sollicités dans l’Entre-deux-guerres et manifestèrent ainsi leur talent et leur vision de l’art sacré.

Le territoire visité est bien entendu situé dans l’Est de la Somme et concerne en grande part le secteur de Montdidier, mais aussi ponctuellement celui d’Albert et de Péronne.

Nous nous attacherons plus particulièrement à certains artistes, qu’ils soient originaires de Picardie (principalement Gérard Ansart et les peintres verriers qui travaillèrent avec lui, ainsi que René Houille, originaire de Beauvais), ou d’autres venant d’ailleurs en France (Jean Gaudin, Louis Barillet, M. Damon et Jacques Gruber).

Nous verrons en quoi ils demeurèrent dans le giron des stéréotypes passés ou se tournèrent vers un art renouvelé dans le sillage de Maurice Denis préconisant de privilégier l’intuition artistique personnelle, ou encore plus précisément vers un style nouveau appelé Art déco.

Nous tenterons de caractériser chacun de ces talents, et aborderons des œuvres dont les auteurs leur donnèrent une dimension particulière propre à leur sensibilité artistique, intuitive ou bien croyante.

Sans jamais pouvoir enfermer telle ou telle production artistique dans des définitions restreintes et aléatoires, nous chercherons ce qui pouvait animer les auteurs de ces œuvres, et simplement se laisser porter au plaisir de les contempler et de les admirer.



mercredi 20 mars 2019

Lendemains de guerre dans le Santerre

29 MARS :



"Nos instituteurs parlaient surtout de la guerre de 14-18. Ils disaient « les Boches ». Nous, on jouait à la guerre. On jouait aussi aux billes avec les callots des obus éventrés. On faisait des feux d’artifice avec des tiges remplies de poudre. On les appelait des macaronis. Quand on ne voulait pas aller à l’école, un grand mettait une grenade dans la case de son pupitre. Un autre prévenait l’insti’, comme ça, il faisait évacuer l’école en attendant que les gendarmes désamorcent la grenade."

Témoignage d’André Bennezon (1918-2006), Davenescourt.


Plusieurs années après l’armistice, la guerre était toujours bien présente. Comment en aurait-il été autrement ? Pendant toute la durée du conflit, la plupart des hommes avaient été mobilisés, transformant profondément le quotidien des populations. Beaucoup n’étaient pas rentrés. Pendant plus de 4 ans, femmes, enfants et personnes âgées avaient survécu dans des conditions extrêmement difficiles. Leurs expériences, maintes fois racontées, suffisaient amplement à marquer les esprits des écoliers des années 20.


Chercheur associé au laboratoire Pléiade de l’Université Paris-13 et au Centre d’Histoire des Sociétés, des Sciences et des Conflits de l’Université de Picardie (UPJV), Hervé Bennezon est enseignant à Amiens, professeur-relais aux Archives départementales de la Somme, docteur en Histoire habilité à diriger des recherches en Histoire moderne. En 2006, il a obtenu le Prix de la Chancellerie des Universités de Paris pour sa thèse sur Montreuil sous Louis XIV. Ses recherches portent sur l’univers mental et culturel des populations rurales depuis la Renaissance. En 2012, son ouvrage, intitulé La Vie en Picardie au XVIIIe siècle, du café dans les campagnes, a obtenu le « Prix des Talents de l’Histoire » des Archives départementales de la Somme.